Jeanne d’Arc sous ecstasy

fuméeCe sont d’abord les yeux qui ouvrent le bal les premiers.
Impossible de ne pas remarquer cet essaim baladeur, ces insectes volants qui partout se posent sur le moindre coin de chair. Ce sont eux qui annoncent le désir renaissant. Ce sont aussi eux qui propagent le mal.

Soudain, à Lyon, quand le soleil revient, les yeux se rouvrent, les gens se cherchent, sortant d’une forme d’hibernation.
Les plus hypocrites posent sur leur nez des lunettes de soleil mais tout le monde sait bien pourtant qu’elles ne sont là que pour cacher le grand retour de la concupiscence. Tout le monde cède progressivement à un effet de contagion, quelle qu’elle soit l’immunité que chacun pensait avoir. Les yeux des autres te piquent, t’attaquent et tu contractes ce virus à ton tour.

Tu sens monter une fièvre, tu à chaud, tu as froid, pourtant tu enlèves ta chemise, mets une jupe et libère tes bras. Tu te mets à délirer à ton tour, à entendre des voix suaves. Une Jeanne D’Arc sous ecstasy.
Le boulanger te dit « Que désirez-vous », et la question prend subitement un double sens. Le commerçant suivant appuie au même endroit : « Dites moi de quoi vous avez envie », « qu’est ce qui vous ferait plaisir »? Je voudrais un kilo de pommes de terre. « Et avec ça, qu’est-ce-que je vous mets » Tu te dis qu’il faudrait rentrer chez toi au plus vite.

Tu sens cette maladie prendre possession de tout ton corps et tu te dis que résolument, rien ne va plus. Tu ne prendras pas le métro, craignant la proximité, car l’épidémie rôde. L’image du wagon te fait l’effet d’une maison close.
Tu appelles Uber. Tu t’assieds à l’arrière en évitant le regard du chauffeur dans le rétroviseur. Tu vas rentrer car tu détestes cet état, tu hais l’idée de cette part animale en toi, qui vient contredire tout concept de l’amour. Tu supportes mal cette emprise de l’hormone sur la raison. Tu ne peux pas te résoudre à accepter que ton comportement, le sentiment d’attraction, soit dicté par la lilibérine que libère ton hypothalamus.

(…)

Cette journée est morte, tu te résous à te mettre en planque, à attendre que l’effet se calme, écrire pour faire passer le temps.
Mais honnêtement, à l’heure qu’il est, même le mot chronique évoque le sexe.
Le fait est que, quoi que tu en dises, tu es comme tout le monde et ne peux penser à autre chose. Et cette obsession mal assumée finira couchée, sur un blog.

Strass & Corsets : c’est show !

Voilà quelques temps que je voulais écrire cet article car il traite d’un sujet qui me tient particulièrement à coeur : l’univers glamour des cabarets.
Un monde où paillettes, lipstick, talons et corsets ne cessent jamais d’enflammer nos coeurs.
Un monde qui fascine beaucoup de monde, mais qui peut vite tomber dans le désuet ou le « too much » pour certains.
Et si au contraire, il s’agissait juste d’un lieu de tous les possibles?

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Mais… Pourquoi? Tu ne peux pas faire du cheval comme tout le monde !?

Avant même de parler de cabarets à proprement dit, je parlerais plus d’un style. Car le glamour, avant d’être une affaire de make-up, c’est d’abord une histoire. Et bien que je ne ferai pas un cours d’histoire de la Femme ici, l’affirmation de celles-ci  a joué un rôle clé.
Tantôt arme de séduction, tantôt revendication : les « écoles » sont nombreuses, et c’est sans doute cela qui explique qu’aujourd’hui encore, il existe tant de déclinaisons. Des danseuses burlesques aux femmes qui ne sortent pas sans un trait de mascara à celles qui osent pour la première fois le porte-jarretelles, nombreuses sont celles qui s’y frottent. Et une fois que l’on y a mis un pied… Plus de retour en arrière possible.

Quand les autres ados se déhanchaient sur Tokyo Hotel, je bavais devant le clip Circus de Britney. C’est comme ça, je n’y peux rien. Et puis d’abord c’est la faute de ma mère (coucou maman, big up si tu me lis). Je l’ai toujours vu s’apprêter dans la salle de bain, se coiffer, choisir ses habits avec style. Petite, je pouvais passer des heures à  contempler ses kilomètres de make up, de couleurs, de matières, d’odeurs. Très vite, j’ai voulu avoir mes propres cosmétiques. Presque un brin de nostalgie en repensant à mon 1er gloss collant.
A la différence de beaucoup de parents, ma mère ne m’a jamais interdit le maquillage. Je n’avais juste pas le droit d’avoir un vernis écaillé (merci maman, encore). L’unique condition était que cela soit joli et discret. Je crois qu’aujourd’hui c’est une des choses que je tiendrais à enseigner à mes progénitures (mais d’abord, trouvons un papa… ou pas!).
Et pour couronner le tout, j’ai écumé pendant 10 ans les scènes de théâtre ou souvent le thème des années 20 revenait. J’ai découvert la Prohibition, Jessica Rabbit et de nombreuses autres références. Forcément, à 14 ans, ça vous change une enfant !
Enfin bref, vous l’aurez compris, l’esthétisme a été une valeur clé dans mon éducation.

La nature m’ayant largement fournie d’attributs féminins, autant vous dire que lorsque les copines fonçaient chez Etam, je me fournissais déjà chez les grandes marques pour assurer le maintient de tout le monde. J’ai donc continué de grandir au milieu des bas et guêpières des grandes enseignes.
L’histoire de la lingerie m’a alors passionnée et j’ai très vite adulé Chantal Thomass : son univers, son parcours, son combat. L’histoire des corsets, les modes de vie des femmes, leur sexualité, les maisons closes… Une boulimie de culture féminine qui surprend parfois les visiteurs de ma bibliothèque.

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« Mets des paillettes dans ta vie »

Pssst !  Scoop, au quotidien, je mets des baskets ! He oui, il faut vivre avec son temps. Slim et baskets sont souvent de rigueur dans la jungle urbaine, et face aux animaux que l’on y trouve. Mais la lingerie est toujours un point d’honneur dans ma tenue. Si tôt le rideau tombé en revanche, j’aime retrouver le galbe d’un corset, la douceur d’un bas, la hauteur des talons, et surtout, surtout sortir mes jolies palettes pour des make-up plus prononcés. C’est un mélange étrange, entre sentiment de revêtir un costume, et impression d’être totalement soi-même. Comme si je m’apprêtais à jouer mon propre rôle.

Pendant longtemps, j’ai eu l’impression de séparer cet univers de ma vie quotidienne. L’affirmation de la féminité est très délicate en réalité : objetisation de la femme pour certaines, pure séduction pour d’autres, appel aux remarques déplacées… Pas évident de porter cela. Alors je le réserve pour mes sorties, pour « la nuit ». Malgré tout, je ne sors jamais sans un trait de mascara et le rouge vif sur les lèvres est devenu ma marque de fabrique.
Je rejette la vulgarité, elle me révulse. Je ne jure pas, même pour rire : cela ne veut pas sortir de ma bouche. Vous ne me verrez jamais en survêtement : c’est une tenue d’intérieur à mes yeux. Ou pour quand il fait – 10°C et que Darling s’est fait la belle.
Est-ce que tout cela fait de moi une personne hautaine pour autant? Je ne pense pas.

Récemment, une amie que je connais depuis peu m’a décrite à la perfection, sans même que je ne lui raconte tout cela. Et c’est là où j’ai réalisé que le glamour est bien plus une philosophie qu’une tenue. 

Et si la réponse à mon avenir professionnel était là?

De cette réflexion en a découlé une autre. Toutes ces années m’ont permis de développer cet amour pour l’univers du glamour, de la scène, des strass… Alors pourquoi ne pas écouter mon coeur et creuser de ce côté là pour ma (future) vie professionnelle? Je ne parle pas de remonter sur scène (quoique…), mais bien d’allier cette passion à l’univers de la communication qui occupe toutes mes journées.
Retrouver l’ambiance des coulisses, de l’extravagance, du plaisir, de lieux hors du temps, pour enchanter chacun, leur faire vivre une expérience.

L’Autre tient une grande place dans ma perception de la communication, alors autant lui faire passer de bons moments. Le « feeling-good » dont tout le monde nous parle ne passe pas uniquement par une tasse de thé détox : il est aussi dans la capacité de chacun à s’émerveiller face à une scène.
Et je pense pouvoir dire qu’à Lyon, nous avons déjà de jolis lieux pour cela…

Si cet univers te parle, où que souhaites le découvrir, je te conseille ces quelques références  (je ferai bientôt des articles dessus pour certaines) :

Livres/Beaux livres : 20170312_164222
– Histoire des Maisons Closes
– Les liaisons dangereuses (C. de Laclos)
– Sumo (Helmut Newton)

Fims :
– Burlesque (2010)
– Chicago (2002)
– Moulin Rouge (2001)
– Marie Antoinette (version Coppola)

 

J’ai osé pour vous #1… La pole dance

J’avais renoncé au sport. A vrai dire, je ne sais pas si je m’y suis vraiment mise un jour. 

Courir autour d’un stade pendant de longues minutes, torturée par un prof de sport aigri, au bord de la retraite. Voilà l’image que j’avais de l’effort physique.
Et pourtant, une petite flamme d’espoir et de passion était là depuis 10 ans déjà : la danse.

Classique, modern jazz, puis re-classique, la danse m’a suivi durant toute mon enfance et adolescence. Et puis un jour le temps m’a rattrapé, et j’ai troqué mon justaucorps pour des kilomètres de livres.

Puis la sédentarité, la vie étudiante, et autant d’éléments qui ont fait grincer des dents mon corps. Il fallait que je reprenne le sport. Facile à dire tiens. 
Mes quelques kilos et moi sommes allés à la rencontre des salles de fitness. Nous avons lâchement fui les litres de sueur avant de se rendre à l’évidence. Y aller en force ne servirait à rien.

La révélation

Il m’aura fallu du temps pour réaliser ceci : rien ne sert de braquer mon corps, il faut lui parler un langage qu’il peut comprendre. En l’occurence, la danse.
Oui mais voilà, je ne me vois plus porter de fuseau rose satiné. Et là, déclic. La pole dance. Je découvre ce sport, aussi glamour qu’athlétique. Tout me parle, l’univers, les possibilités de figure, les tenues, la scène, l’effort, la souplesse. Il ne m’en fallait pas plus pour foncer au club le plus proche : Spin Or Trick (Lyon).

pole3Au début, c’était quand même pas gagné

Au début j’hésite, me mettre en mini short et en brassière nous a demandé pas mal de courage à mes petits kilos et moi. Et puis lors de mon 1er cours, à ma grande surprise, j’ai laissé tomber le tee-shirt pour aller chercher plus vite une meilleure accroche de ma peau.

3 séances avant de monter sur une barre.
1 an pour faire un V
1 an pour avoir un grand écart.

Les débuts n’ont pas été simples, il a fallu re-muscler chaque partie de mon corps, réapprendre les mots gainage, respiration, persévérance. Mais cette fois, j’avais la passion.

Chaque semaine, un pas après l’autre, j’ai commencé à progresser et à devenir fière de moi, enfin.

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Une motivation à toute épreuve

L’équipe du studio possède une énergie tellement démentielle que le simple fait de les voir apporte à chacune une motivation et une rage de progresser folle.
La confiance en soi est alors  revenue peu à peu.

Aujourd’hui, je peux clairement affirmer que la pole m’a redonné gout au sport, et m’a permis de me prouver que j’étais aussi capable de réaliser des figures renversantes.
Pour une fois, je ne me suis pas lassée d’une activité, au contraire, je suis même en train d’augmenter le rythme des entrainements.

Voir ses progrès jour après jour, acquérir une souplesse à en faire pâlir les copines, et même reprendre le gout des photos de son corps sont autant d’éléments qui me pousse à donner encore et toujours plus.
En voyant mes photos de pôle aujourd’hui, j’ai enfin arrêté de voir un corps, mais bien le fruit d’un travail de chaque instant.

Plus une semaine sans que je stretche à la maison. Plus une journée sans que j’imagine des chorégraphies et que je sélectionne les meilleurs sons pour les chorés. Désolée les copines, désormais, je mange pole, je respire pole, bref je vis pole.

La pole et les préjugés

A vrai dire, je ne vais même pas expliquer ce qui distingue la pole dance de la lap dance en boîte de nuit quand Jean-Jacques veut s’émoustiller devant des gogos-danseuses.
Non vraiment, ai-je besoin de vous rappeler que nous sommes autant habillées que les gymnastes? Que la peau visible nous permet d’accrocher sur une barre?
Non la brassière ne nous permet pas d’exprimer nos pulsions exhibitionnistes, pas plus que celles des joggeuses ou adeptes du yoga en fait.
Et la culotte a paillettes? Quoi… Vous n’avez jamais eu envie de mettre des paillettes sur vos fesses vous?

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Black by jack : le nouveau lieu de spectacle au concept original

Inauguré au début de cet été, le Black by Jack va vous surprendre ! Invitée par Séverine ( I am Not a blog) lors de la semaine d’inauguration, je vous présente aujourd’hui cette salle lyonnaise inédite.

Que vous souhaitiez juste prendre un apéro (miam les bouteilles gourmandes !), ou partager un repas entre amis, le Black By Jack vous ouvre ses portes chaque jeudi, vendredi, et samedi soir dans une ambiance glamour et festive.
(A noter que depuis septembre, des soirées à thème précis ont parfois lieu le mercredi)

Le spectacle commence tandis que les lumières hypnotisantes du bar vous appellent à commander une bonne bouteille.
Des numéros « happenings » s’enchainent tout au long de la soirée. Au programme, pole dance, danse moderne, chant, burlesque… Il y en a pour tout les goûts.
Et entre deux numéros? On apprécie de pouvoir se parler et de débrider du numéro précédent, avec hâte et curiosité de voir le suivant.

Du point de vue des artistes : là aussi c’est du très haut vol. On retrouve notamment des danseurs du Cirque du Soleil, des performeurs etc.

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A chaque visite, je retrouve mes yeux d’enfants devant des numéros plus surprenants les uns que les autres. Au moment de ressortir, je me dis « moi aussi un jour je ferais comme elles »… Retomber en enfance je vous dit !

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Tout au long de la soirée, le personnel vient s’assurer de votre satisfaction et se révèle aux petits soins. On se sent VIP au milieu des VIP, on oublie tout, l’ambiance est bonne… bref, c’est devenu l’un de mes repères chouchous !

Si comme moi, vous craquez sur le concept, ça se passe au 45 quai Rimbaud à Lyon !

 

Entre musée et boutique

Il y a quelques semaines, lors d’une escapade familiale à Uzès, je suis tombée en amour pour une boutique des plus insolites : l’atelier des ours. Une charmante boutique romantique entre musée et boutique.

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Avec ses couleurs pastels, la boutique fleure bon la douce nostalgie. Fleurs séchées, vieux mobilier, bocaux anciens, la décoration vient sublimer les créations vestimentaires soigneusement sélectionnées par Christine, la responsable.
La visite est une véritable bulle hors du temps où l’on se retrouve les yeux écarquillés, fascinés tels des enfants devant tant d’harmonie

Que vous soyez de passage dans la région ou juste curieux, je vous invite à découvrir les créations sur le site web ou sur le Facebook de la boutique.

Bonnes trouvailles ! 14954508_10210312994121835_332295267_o 14971067_10210312994801852_215156034_o

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