Bye bye 2017

Il est temps de tourner le dos à 2017

Voilà, l’année se finit dans quelques heures. Elle n’aura pas été de tout repos, mais nous l’aurons passé ensemble. Car cette année, grâce à vous tous chers lecteurs, le blog a véritablement pris son envol. Je voulais donc vous remercier infiniment pour vos messages de soutien et vos retours si positifs. Grâce à vous, plein d’idées et de surprises se profilent sur le blog pour 2018 : restez attentifs 😉

Cette année a également marqué un tournant professionnel pour moi. En terminant mes études et mon alternance, le monde de la recherche d’emploi s’est ouvert à moi. Le chemin n’est pas simple mais on s’accroche et là aussi, les idées et projets commencent à former une longue liste. Il n’est pas forcément simple d’afficher le statut « en recherche d’emploi » dans une société ou le travail vous définit. Je réalise également ô combien l’entourage peut vite faire l’amalgame entre « sans emploi » et « sans projet ». Et c’est en partie avec de telle prises de conscience que le point suivant arrive…

Je parle ici de la prise d’indépendance familiale. Affirmer ses choix, les porter, même si parfois la peur nous envahit : c’est un grand pas à faire dans sa vie d’adulte. L’affranchissement à ce niveau est aujourd’hui un challenge de chaque instant pour moi. Ce défi se révèle pourtant vital si je veux avancer et me construire seule, ou plutôt, choisir qui seront mes prochains alliés.

Heureusement, les amis sont là pour nous conseiller, nous orienter et apporter un regard plus objectif. Ha, ces amis justement, qu’est ce que j’aurais fait sans eux cette année? De nombreuses amitiés se sont renforcées, créant des souvenirs mémorables. Et puis ce fut aussi l’occasion d’intégrer la Blogosphère Lyonnaise et de partager la passion du blogging avec des nanas super intéressantes. 

Finalement, ce sont mes envies de voyages qui n’auront pas été vraiment satisfaites cette année. Il y aura quand même eu l’Espagne, l’Allemagne, Montpellier, Nîmes….). On ne peut pas être sur tous les fronts, alors ce sera pour 2018 que je tenterai de m’envoler pour Londres, l’Europe de l’Est, ou qui sait, le Canada, depuis le temps que j’en parle? 

Ainsi s’achève mes mots pour cette année. Encore merci à tous de me suivre et de me soutenir comme vous le faites chaque jour. Je vous souhaite de passer une nuit magique et je vous dis à très vite.

P.S : N’oubliez pas de briller


Clem

Se marquer

Un texte griffonné un jour sur un cahier. L’envie de le rendre publique aujourd’hui…

Se marquer,
Se marquer à jamais
Peu importe la manière,
L’encre, la coupure, la brûlure


Pour exorciser,
Pour ne pas oublier,
Pour mieux ressentir,
Pour vivre, encore,
Pour ressentir,
Pour souffrir,
Pour réaliser.

Pour sourire,
Pour pleurer,
Pour se convaincre,
Pour montrer,
Pour y croire.

Pour se vanter,
Pour soi,
Pour Lui,
Pour eux.

Pour crier,
Pour hurler à jamais une appartenance.
Pour avancer.

Encrée, pour ne jamais faner.

Sac à dos pour oublier

Mont Royal – 2014

Je m’en vais : des mois que cette chanson tourne dans ma playlist. Et c’est au bout de plus de 500 écoutes que je réalise le sens des paroles, ou plutôt, je décide de m’arrêter sur une phrase :  » Mon sac à dos pour oublier ». Je comprends soudainement la raison tacite de cet amour musical.

De l’air !

J’ai la chance d’avoir une vie en perpétuel mouvement, et pourtant,  un goût d’insatisfaction persiste. C’est un sentiment précis et commun que « l’envie d’ailleurs » qui nous envahit, lorsque la lumière s’éteint. Ce sentiment même qui nous fait culpabiliser lorsque, coupables de fainéantise, nous constatons amers, le vide de notre journée. Oh oui nous avons été utiles à la société en nous rendant pour la plupart, au travail. Et après? Quid du temps pour nous? Quid de toutes ces minutes « gagnées », « optimisées »?
Chaque jour, je lutte contre un sentiment de culpabilité grandissant à mesure que je profite égoïstement et simplement de ma journée. La société et les carcans familiaux expliqueraient sans doute bien cette idée selon laquelle l’existence se fonde en partie sur notre capacité à se tuer à la tâche.
Et pourtant. Pourtant, oh combien j’ai du mal à me satisfaire de cette explication. Une vision trop simple que là encore, je blâme. Un cercle vicieux de pensées qui ont pour but de me tirer vers le haut, et qui au contraire, me donne l’impression de m’enfoncer d’avantage.
Ce tiraillement est sans fin : la reconnaissance de l’investissement professionnel (physique et moral) VS la reconnaissance humaine à parvenir à profiter de la vie. C’est à devenir fou, et c’est pourtant la question qui me semble être une clé essentielle dans la compréhension de soi. Sans elle, j’aurais du mal à avancer. Et répondre un banal « tu n’as qu’a mixer les deux envies » est loin d’être si simple.

Cercle vicieux.

Et si…?

… Nous partions? Loin, surtout, avec un avion. Pour des vacances, pour un projet, pour une envie, sur un coup de folie. Pour 1 mois, pour 3 ans, pour une vie?
Partir pour faire le point comme ils disent.
A peine le temps de formuler cette envie que déjà les démons me rattrapent : « pour quoi faire d’abord? ». J’ai l’impression d’être un enfant pris en faute. C’est pourtant bien l’avion aperçu dans le ciel hier qui est venu cristalliser dans mes yeux humides un besoin urgent : partir et profiter.