Strass & Corsets : c’est show !

Voilà quelques temps que je voulais écrire cet article car il traite d’un sujet qui me tient particulièrement à coeur : l’univers glamour des cabarets.
Un monde où paillettes, lipstick, talons et corsets ne cessent jamais d’enflammer nos coeurs.
Un monde qui fascine beaucoup de monde, mais qui peut vite tomber dans le désuet ou le « too much » pour certains.
Et si au contraire, il s’agissait juste d’un lieu de tous les possibles?

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Mais… Pourquoi? Tu ne peux pas faire du cheval comme tout le monde !?

Avant même de parler de cabarets à proprement dit, je parlerais plus d’un style. Car le glamour, avant d’être une affaire de make-up, c’est d’abord une histoire. Et bien que je ne ferai pas un cours d’histoire de la Femme ici, l’affirmation de celles-ci  a joué un rôle clé.
Tantôt arme de séduction, tantôt revendication : les « écoles » sont nombreuses, et c’est sans doute cela qui explique qu’aujourd’hui encore, il existe tant de déclinaisons. Des danseuses burlesques aux femmes qui ne sortent pas sans un trait de mascara à celles qui osent pour la première fois le porte-jarretelles, nombreuses sont celles qui s’y frottent. Et une fois que l’on y a mis un pied… Plus de retour en arrière possible.

Quand les autres ados se déhanchaient sur Tokyo Hotel, je bavais devant le clip Circus de Britney. C’est comme ça, je n’y peux rien. Et puis d’abord c’est la faute de ma mère (coucou maman, big up si tu me lis). Je l’ai toujours vu s’apprêter dans la salle de bain, se coiffer, choisir ses habits avec style. Petite, je pouvais passer des heures à  contempler ses kilomètres de make up, de couleurs, de matières, d’odeurs. Très vite, j’ai voulu avoir mes propres cosmétiques. Presque un brin de nostalgie en repensant à mon 1er gloss collant.
A la différence de beaucoup de parents, ma mère ne m’a jamais interdit le maquillage. Je n’avais juste pas le droit d’avoir un vernis écaillé (merci maman, encore). L’unique condition était que cela soit joli et discret. Je crois qu’aujourd’hui c’est une des choses que je tiendrais à enseigner à mes progénitures (mais d’abord, trouvons un papa… ou pas!).
Et pour couronner le tout, j’ai écumé pendant 10 ans les scènes de théâtre ou souvent le thème des années 20 revenait. J’ai découvert la Prohibition, Jessica Rabbit et de nombreuses autres références. Forcément, à 14 ans, ça vous change une enfant !
Enfin bref, vous l’aurez compris, l’esthétisme a été une valeur clé dans mon éducation.

La nature m’ayant largement fournie d’attributs féminins, autant vous dire que lorsque les copines fonçaient chez Etam, je me fournissais déjà chez les grandes marques pour assurer le maintient de tout le monde. J’ai donc continué de grandir au milieu des bas et guêpières des grandes enseignes.
L’histoire de la lingerie m’a alors passionnée et j’ai très vite adulé Chantal Thomass : son univers, son parcours, son combat. L’histoire des corsets, les modes de vie des femmes, leur sexualité, les maisons closes… Une boulimie de culture féminine qui surprend parfois les visiteurs de ma bibliothèque.

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« Mets des paillettes dans ta vie »

Pssst !  Scoop, au quotidien, je mets des baskets ! He oui, il faut vivre avec son temps. Slim et baskets sont souvent de rigueur dans la jungle urbaine, et face aux animaux que l’on y trouve. Mais la lingerie est toujours un point d’honneur dans ma tenue. Si tôt le rideau tombé en revanche, j’aime retrouver le galbe d’un corset, la douceur d’un bas, la hauteur des talons, et surtout, surtout sortir mes jolies palettes pour des make-up plus prononcés. C’est un mélange étrange, entre sentiment de revêtir un costume, et impression d’être totalement soi-même. Comme si je m’apprêtais à jouer mon propre rôle.

Pendant longtemps, j’ai eu l’impression de séparer cet univers de ma vie quotidienne. L’affirmation de la féminité est très délicate en réalité : objetisation de la femme pour certaines, pure séduction pour d’autres, appel aux remarques déplacées… Pas évident de porter cela. Alors je le réserve pour mes sorties, pour « la nuit ». Malgré tout, je ne sors jamais sans un trait de mascara et le rouge vif sur les lèvres est devenu ma marque de fabrique.
Je rejette la vulgarité, elle me révulse. Je ne jure pas, même pour rire : cela ne veut pas sortir de ma bouche. Vous ne me verrez jamais en survêtement : c’est une tenue d’intérieur à mes yeux. Ou pour quand il fait – 10°C et que Darling s’est fait la belle.
Est-ce que tout cela fait de moi une personne hautaine pour autant? Je ne pense pas.

Récemment, une amie que je connais depuis peu m’a décrite à la perfection, sans même que je ne lui raconte tout cela. Et c’est là où j’ai réalisé que le glamour est bien plus une philosophie qu’une tenue. 

Et si la réponse à mon avenir professionnel était là?

De cette réflexion en a découlé une autre. Toutes ces années m’ont permis de développer cet amour pour l’univers du glamour, de la scène, des strass… Alors pourquoi ne pas écouter mon coeur et creuser de ce côté là pour ma (future) vie professionnelle? Je ne parle pas de remonter sur scène (quoique…), mais bien d’allier cette passion à l’univers de la communication qui occupe toutes mes journées.
Retrouver l’ambiance des coulisses, de l’extravagance, du plaisir, de lieux hors du temps, pour enchanter chacun, leur faire vivre une expérience.

L’Autre tient une grande place dans ma perception de la communication, alors autant lui faire passer de bons moments. Le « feeling-good » dont tout le monde nous parle ne passe pas uniquement par une tasse de thé détox : il est aussi dans la capacité de chacun à s’émerveiller face à une scène.
Et je pense pouvoir dire qu’à Lyon, nous avons déjà de jolis lieux pour cela…

Si cet univers te parle, où que souhaites le découvrir, je te conseille ces quelques références  (je ferai bientôt des articles dessus pour certaines) :

Livres/Beaux livres : 20170312_164222
– Histoire des Maisons Closes
– Les liaisons dangereuses (C. de Laclos)
– Sumo (Helmut Newton)

Fims :
– Burlesque (2010)
– Chicago (2002)
– Moulin Rouge (2001)
– Marie Antoinette (version Coppola)

 


2 thoughts on “Strass & Corsets : c’est show !

  1. […] pouvais pas lui reprocher  l’amour de la féminité alors que moi même j’adore cela (v... velvetinstinct.com/2017/10/19/nos-annees-folles-a-techine
  2. […] parlons de la lingerie d’abord, car sans elle nous ne ferions pas grand-chose. Je vous parlais de ... velvetinstinct.com/2017/11/16/craquez-pour-le-boudoir-1900

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