J’ai osé pour vous #1… La pole dance

J’avais renoncé au sport. A vrai dire, je ne sais pas si je m’y suis vraiment mise un jour. 

Courir autour d’un stade pendant de longues minutes, torturée par un prof de sport aigri, au bord de la retraite. Voilà l’image que j’avais de l’effort physique.
Et pourtant, une petite flamme d’espoir et de passion était là depuis 10 ans déjà : la danse.

Classique, modern jazz, puis re-classique, la danse m’a suivi durant toute mon enfance et adolescence. Et puis un jour le temps m’a rattrapé, et j’ai troqué mon justaucorps pour des kilomètres de livres.

Puis la sédentarité, la vie étudiante, et autant d’éléments qui ont fait grincer des dents mon corps. Il fallait que je reprenne le sport. Facile à dire tiens. 
Mes quelques kilos et moi sommes allés à la rencontre des salles de fitness. Nous avons lâchement fui les litres de sueur avant de se rendre à l’évidence. Y aller en force ne servirait à rien.

La révélation

Il m’aura fallu du temps pour réaliser ceci : rien ne sert de braquer mon corps, il faut lui parler un langage qu’il peut comprendre. En l’occurence, la danse.
Oui mais voilà, je ne me vois plus porter de fuseau rose satiné. Et là, déclic. La pole dance. Je découvre ce sport, aussi glamour qu’athlétique. Tout me parle, l’univers, les possibilités de figure, les tenues, la scène, l’effort, la souplesse. Il ne m’en fallait pas plus pour foncer au club le plus proche : Spin Or Trick (Lyon).

pole3Au début, c’était quand même pas gagné

Au début j’hésite, me mettre en mini short et en brassière nous a demandé pas mal de courage à mes petits kilos et moi. Et puis lors de mon 1er cours, à ma grande surprise, j’ai laissé tomber le tee-shirt pour aller chercher plus vite une meilleure accroche de ma peau.

3 séances avant de monter sur une barre.
1 an pour faire un V
1 an pour avoir un grand écart.

Les débuts n’ont pas été simples, il a fallu re-muscler chaque partie de mon corps, réapprendre les mots gainage, respiration, persévérance. Mais cette fois, j’avais la passion.

Chaque semaine, un pas après l’autre, j’ai commencé à progresser et à devenir fière de moi, enfin.

pole

Une motivation à toute épreuve

L’équipe du studio possède une énergie tellement démentielle que le simple fait de les voir apporte à chacune une motivation et une rage de progresser folle.
La confiance en soi est alors  revenue peu à peu.

Aujourd’hui, je peux clairement affirmer que la pole m’a redonné gout au sport, et m’a permis de me prouver que j’étais aussi capable de réaliser des figures renversantes.
Pour une fois, je ne me suis pas lassée d’une activité, au contraire, je suis même en train d’augmenter le rythme des entrainements.

Voir ses progrès jour après jour, acquérir une souplesse à en faire pâlir les copines, et même reprendre le gout des photos de son corps sont autant d’éléments qui me pousse à donner encore et toujours plus.
En voyant mes photos de pôle aujourd’hui, j’ai enfin arrêté de voir un corps, mais bien le fruit d’un travail de chaque instant.

Plus une semaine sans que je stretche à la maison. Plus une journée sans que j’imagine des chorégraphies et que je sélectionne les meilleurs sons pour les chorés. Désolée les copines, désormais, je mange pole, je respire pole, bref je vis pole.

La pole et les préjugés

A vrai dire, je ne vais même pas expliquer ce qui distingue la pole dance de la lap dance en boîte de nuit quand Jean-Jacques veut s’émoustiller devant des gogos-danseuses.
Non vraiment, ai-je besoin de vous rappeler que nous sommes autant habillées que les gymnastes? Que la peau visible nous permet d’accrocher sur une barre?
Non la brassière ne nous permet pas d’exprimer nos pulsions exhibitionnistes, pas plus que celles des joggeuses ou adeptes du yoga en fait.
Et la culotte a paillettes? Quoi… Vous n’avez jamais eu envie de mettre des paillettes sur vos fesses vous?

pole2


Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *